14 mars 2009

La cité des enfants perdus

Pour continuer dans le registre"on rit on rit on s'amuse", un petit commentaire sur un des derniers livres lus: Tous les enfants sauf un de Philippe Forest.
L'écrivain a commencé à écrire à la mort fulgurante de sa (très) jeune fille,des suites d'un cancer rare-qui-n'arrive-qu'aux-autres, il y a dix ans. Pourtant, ce livre là ne parle pas de cette histoire. Une première partie laconique et terrible rappelle les faits, mais le sujet n'est pas là ; ou ce n'est que cela, je ne sais pas vraiment.
"Tous les enfants sauf un grandissent", c'est le début de Peter Pan, et le point d'appui de cet essai.
Etonnant le retour sur cette idée Freudienne que l'on DOIVE faire un travail de deuil afin de continuer sa vie. L'auteur prouve que Freud lui-même, après la mort de sa fille, serait revenu sur cette théorie.
Extrait:
"On doit pouvoir faire plus simple encore. J'aimerais pouvoir y parvenir. Rien ne remplacera celui que l'on a perdu. Et c'est seulement à la condition d'accepter cette évidence que, consentant au sacrifice partiel de soi-même, on conserve vive la vérité d'avoir aimé."

7 commentaires:

zapata a dit…

Très intéressant cher paysdesrêves, j'ajoute un grain de sel historique (on ne se refait pas !) pour rappeler que le deuil existe depuis toujours sous une forme ritualisée. Les religions ont très bien compris le besoin de se rassurer de se ressourcer avant d'aller de l'avant.

Anonyme a dit…

Il en parle aussi, des rites.Il parle aussi du retour des âmes sous d'autres formes.Mais ce n'est pas que descriptif.

Anonyme a dit…

ps : lui s'est coupé du monde, dans un bled de vendée, avec sa compagne, pendant 6 mois.Sans contact avec l'extérieur.Une sorte de rite finalement...

zapata a dit…

Au Mexique El dia de los muertos est justement l'occasion de vivre auprès des morts, un rituel du deuil. On déjeune dans les cimetières, on déterre les corps, on les lave, c'est un héritage précolombien christianisé.

Mister J a dit…

je ne suis jamais revenu sur cette théorie du deuil. Puisque tout simplement ne suis jamais allé vers un "travail" de deuil. Les êtres chers disparus sont toujours très présents et effectivement rien ne les remplacera. Je n'ai jamais cessé d'aimer des êtres chers disparus. Et je continue à faire vivre mon jeune frère. Il ne peut en être autrement. Je conçois que cet avis puisse être discutable, mais je ne crois pas que j' en changerai... c'est vital pour moi.
Voilà !

zapata a dit…

mon cher nezrouge, le deuil n'est en aucun cas un oubli mais l'acceptation d'un état de fait, l'autre n'est plu ! Cela ne veut absolument pas dire qu'il disparaît pour nous, on peut toujours honorer sa mémoire et penser à lui, il faut juste accepter qu'il ne soit plus physiquement là, sinon on finit par avoir le cadavre momifié de sa mère dans la cave (les cinéphiles comprendront !)

Anonyme a dit…

J'ai bien compris ptit camarade. Je ne suis pas idiot... ça ne m'empêche pas physiquement de ressentir mon frangin...et je n'ai pas peur de descendre à la cave...

Au fait si tu veux un plan d'entraînement , n'hésite pas à faire signe. Et puis si tu ne veux pas que le paysdesrêves te passe devant, il faut peut-être te prendre en charge.

Je te guiderai dans tes foulées simplement...je ne suis pas coach.
Je guide qui veut bien l'être et si je veux...dans la mesure de mes modestes possibilités. Mais je tiens à être clair tout de suite, je ne ferai pas de toi une "formule 1"... une clio... c'est déjà pas mal ! Non ?