Ne jamais croire que c'est perdu, ne jamais croire que c'est gagné...
30 juillet 2009
28 juillet 2009
Début de vacance
Tout d'abord je rend hommage à un petit village de pêcheurs qui inspira le mouvement fauviste:
Ensuite une forteresse démesurée, restaurée par Viollet Leduc qui aurait mieux fait de s'abstenir car cela fait vraiment château de la Belle au bois dormant
Une belle rando dans les Pyrénées à l'assaut du mont Canigou, le plus haut sommet de Catalogne (2700 m)
Le mois de juillet ne serait pas complet sans l'inévitable et franchement horripilant Tour de France
Le 4 août décollage direction Erevan pour de nouvelles aventures !
27 juillet 2009
Chronique littéraire "Autant en emporte le vent"

18 juillet 2009
Ca décoiffe...
Les enfants des familles Aktas, Bayrak, Gamaleddyn, Ghazal et Singh étaient inscrits à la rentrée scolaire 2004-2005 dans des établissements publics. Le jour de la rentrée, les jeunes filles, de confession musulmane, se présentèrent avec les cheveux couverts d'un voile ou d'un couvre-chef. Les garçons Singh étaient coiffés du keski, un sous-turban porté par les sikhs.
Le Monde-AFP, 17/07/09.
16 juillet 2009
signes de vie(s)
Je reviens (sous la pluie, le vent et l'orage) d'aller voir dans le petit cinéma de mon village le dernier Woody (déjà commenté plus bas).J'ai beaucoup aimé ces avalanches de mots, sa capacité à rire de ce qui (le/me/nous???) terrorise, sa façon de raconter les histoires comme une sorte de conte de fée sous acide. J'aime (plusieurs patates, donc).
bises
02 juillet 2009
Bonnes vacancesssssssssssssssssssssssssssss
01 juillet 2009
Whatever works
Pour couronner le tout 2h30 de route, aller et retour, pour 26 malheureuses copies de brevet au "collège du bout du monde" à Cesson.
Heureusement, il y a Woody
Je décide de ne pas me laisser abattre et de profiter de cette fête du cinéma qui bat son plein. J'en reviens comblé.
Woody revient à Manhattan, son personnage de vieux misanthrope au grand coeur (qu'il laisse à un autre acteur) est à nouveau malmené par une cruche jolie comme un coeur (une Scarlett Johansson bis, plus puérile et ravissante).
Des rebondissements inénarrables (et à ne surtout pas narrer !), un grand moment de cinéma, et une comédie comme seul Woody sait en faire !Bonne vacance à tous ceux qui ne seront pas de la partie demain !
la parallèle des fous

Quand je pense que Claude François a péri pour nous en démolissant les briques du mur de Berlin , juste après la rencontre entre Nixon et Napoléon dans la dent creuse de Keski... Quand on voit les résultats sur l'environnement, sur les élèves, sur le parallélisme des chaussons...Ca fait peur!!!!
ps : voilà ce qu'un élève de 3e "normal" aura retenu de son voyage pédagogique...
29 juin 2009
Ammar m'a sauvé!
J'ai conscience qu'en écrivant ces quelques lignes je prends quelques risques : on pourrait être censuré par Ammar, je pourrais avoir des soucis en allant là-bas... Et peut-être même faire partie des nombreux blogueurs exilés à l'étranger, interdits de séjour dans leur propre pays. Heureusement pour moi, il me semble avoir conservé un temps soit peu d'anonymat ici et surtout je ne parle pas souvent de la politique tunisienne et tous les mafieux de la sphère présidentiel qui s'en mettent plein les poches... Bon, il faut que j'arrête.
27 juin 2009
Marche des fiertés ...

En Iran, il se fera sans doute arrêter. Par des bassidji, des gardiens de la révolution ou de simples policiers. On l'accusera de viol et de "sodomie", et on le pendra. C'est la coutume dans un pays dont le président, Mahmoud Ahmadinejad, refuse de reconnaître qu'il existe des homosexuels... mais veut bien les tuer quand même. Un ennemi parmi les autres, les opposants politiques, les esprits libres, les journalistes, les femmes qui ne veulent pas se soumettre et porter le voile.
On le pendra comme on a tiré sur Neda, cette étudiante de 27 ans qui voulait simplement "plus de libertés". Pour éliminer toute opposition, toute résistance. Le voile de Neda, le sang qui coule sur ses yeux, la corde qui attend Vahid, ce sont les signes d'un monde en lutte. Pour l'émancipation.
Pendant ce temps, sur les trottoirs de France, des Samia ou des Marie-Christine ont choisi leur camp. Celui de la lutte contre l'émancipation. Elles prennent le voile intégral pour rester "pures", se protéger du monde extérieur (tous les autres). Elles ne comprennent pas que leurs grandes capes noires choquent. Elles, ce qui les choque, c'est le manque de pudeur, "tous ces pédés dans la rue" et ces "femmes qui ne se marient pas". Elles sont nées en France, sont allées à l'école, elles ne manquent ni d'éducation ni d'intégration. Elles sont françaises et elles ont choisi librement... l'aliénation. Pour faire plaisir à l'homme qu'elles aiment ou par fierté. Pour montrer qu'elles sont plus pieuses que les autres. Leur voile n'est dans aucun Coran. C'est un uniforme politique encouragé depuis l'Arabie saoudite. Il est censé être plus pudique. Avec lui, pourtant, on ne voit qu'elles. Elles le portent comme on entre dans une secte, avec la foi aveugle des convertis. Mais les groupes salafistes qui leur suggèrent ce choix, eux, sont dans une démarche politique. Comment ne pas s'interroger sur le message qu'ils envoient à travers le corps des femmes ?
Si nous vivions dans un monde où le Ku Klux Klan avait pris le pouvoir aux Etats-Unis et pendait des Noirs... que penserions-nous si des Français se mettaient à porter leur cagoule blanche pour faire leurs courses ? Le fait qu'ils soient consentants suffirait-il à nous rassurer ? Suffit-il de déguiser son sectarisme politique en religion pour que tout soit permis dans l'espace public ?
Ce sont toutes ces questions qui vont ressurgir à l'occasion du débat qui s'ouvre. Elles sont passionnelles. Et pourtant, il faudra mener celui-ci avec sang-froid. En s'écoutant. Les femmes portant le voile intégral diront leur vérité. Elles devront aussi entendre l'effet produit par leur choix en société. Chaque mot de travers sera guetté par les incendiaires pour propager soit le rejet de l'islam soit l'uniforme du martyr. Entre les deux, la Commission va devoir tâtonner. Peut-on convoquer la laïcité pour réglementer le port vestimentaire d'adultes dans la rue ? Au risque de lui rendre un bien mauvais service et d'amalgamer ce débat avec celui sur les signes religieux à l'école ? Peut-on invoquer la protection de la "dignité de la femme" ? Dans ce cas, il faudrait interdire tellement de choses sur la voie publique... Pourquoi ne pas se contenter d'exiger que tout le monde, sans exception, accepte de s'identifier pour des raisons de vivre-ensemble et de sécurité ? Faut-il renoncer à cette exigence pour ne pas ouvrir une brèche ? Le débat tranchera.
Mais ne nous y trompons pas. On ne fera pas changer d'avis Samia ou Marie-Christine. Par contre, on peut sauver Vahid. En lui accordant l'asile politique au lieu de l'expulser.
Caroline Fourest
26 juin 2009
25 juin 2009
Perpignan : après la chaussette, les bulletins sous les aisselles
Elle avait une dizaine de bulletins de sa propre liste cachés sous le bras, mais c'était « pour [sa] collection ». Dimanche, lors du premier tour de l'élection municipale organisée après l'annulation de la précédente par le Conseil d'Etat, une proche du maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy (UMP), a été surprise dans ces étranges circonstances.
Nos confrères de France Bleu Roussillon, ont interviewé Marie-Claire Mas, colistière du maire invalidé à la suite de la fameuse « fraude à la chaussette ».
Elle affirme qu'elle emportait ces bulletins pour une utilisation « purement personnelle » : elle souhaitait en envoyer à ses enfants, qui vivent en Australie et à Lourdes, afin qu'ils « suivent la campagne ». Et surtout, elle dit collectionner les bulletins électoraux depuis « vingt ans en arrière, trente ans en arrière ».
Dédicace à Chemato et à qui vous savez !
Le come back
Beaucoup de bruit et les rumeurs les plus folles courent à ce sujet.
Qu'est-ce qui pourrait pousser nezouge à revenir aux Tilleuls ?
Le clown
Le retour du duo de clowns qui hantaient les couloirs des Tilleuls. Nezrouge aurait-il eu vent des débordements de ses disciples ?Le guide :
Tel Georges Marchais veut-il reprendre les rênes du parti et rappeler la Ligne de sa liste à ses successeurs ?Le vengeur:
Revient-il régler son compte à P.U son collègue de baballe et rabattre le caquet du polyexpert ?Le cycliste :
Sa ballade bucolique en compagnie du Paysdesrêves, Chemato et de la chambre à air capricieuse de Zapata lui a-t-il donné envie de reprendre ses escapades ?Le sauveur :
En entendant parler de l'agression de l'un des nôtres et l'inaction des chefs, revient-il nous guider en ces moments difficiles ?Tout est possible, à vous de choisir dans ces multiples raisons. En tout cas, une sacrée nouvelle !
23 juin 2009
Et un de plus !
Ca me fait kekchoze, j'étais aussi dans ces couloirs à ce moment-là. Pas du même côté bien sûr.
22 juin 2009
20 juin 2009
Cahiers de vacances
http://www.academie-en-ligne.fr/Default.aspx
15 juin 2009
Royal comme le château
Nous voilà donc avec un projet et deux classes de 4e.

Préparer pour mieux sauter
Le déluge
La météo est avec nous, il pleut des trompes d'eau , ce qui ne va pas faciliter la visite des jardins.
Nous voilà parti, les paniers repas dans la soute, 2 heures de trajet dans les bouchons et un vomi d'élève
Le tournant
"46"
patatedouce : "56 alors"
jojo: "ouais ca doit être ca"
Bien organisé,patatedouce et moi descendons du car sur un parking vide et sous la pluie pour aller chercher les billets.
"mais le château est fermé le lundi" il s'en va
patatedouce n'en revient pas, je me souviens alors pourquoi on n'avait réservé le vendredi !
Un gentil monsieur s'arrête : "vous venez d'apprendre que le château était fermé"
patatedouce : "et l'endroit pour manger à l'abri ?"
"fermé le lundi"
zapata : "et le trianon ?"
"fermé on est lundi !"
Je répète douze fois "on est des loosers"
Opération les grandes eaux à Versailles :
Phase 1: autocratie et désinformation
Zapata "Bon on va commencer par les jardins parcequ'il pleut pas trop, ensuite on mange mais une partie du château est en rénovation on pourra pas tout voir"
On descend , un passage aux toilettes cocasse.
Sasa:" madame pourquoi y a marqué en rouge que le château est fermé le lundi ?"
patatedouce: "ouais c'est bizarre"
Phase 2 : l'anarchie organisée
Il pleut fort, les élèves rechigne mais nous commençons la visite des jardins, à la française et l'orangerie. Je hurle quelques explications histoire de gagner du temps. On hésite à les diviser en deux groupes. Arrive l'explication des bassins (toujours aussi spectaculaire), nous décidons de nous arrêter sous les arcades de la chambre du roi (seul endroit protégé par la pluie). J'étais persuadé que l'on se ferait renvoyer illico presto, que nenni ! patatedouce renverse ses pâtes sur les marches du palais, nous surveillons tant bien que mal nos élèves. la pluie s'estompe.
Phase 3 : relativisme et adaptationNous continuons vers le bassin d'Apollon, retardant l'échéance et la révélation aux élèves de la loose totale ! Tout se passe bien, les élèves courent et s'amusent comme des chiens fous. patatedouce et le paysdesrêves fument une cigarette, jojo se promène seul.
arrivé à la fontaine on essaye de les recompter.
patatedouce: "jojo t'es sûr du chiffre de départ ?"
jojo " bah pas vraiment 56 ou 53"
zapata : "là j'en ai 49"
jojo "bah ca doit être ca"
patatedouce à jojo "tu es vraiment l'élément indispensable à cette sortie"
Phase 4 : l'autodérision
Patatedouce et lepays finissent debout sur un bac à essayer de donner des explications et à faire monter un peu l'ambiance.
Patatedouce part dans des explications historiques complexes : "Au début pour les fontaines ils voulaient rapporter l'eau de la mer"
Et puis l'annonce: "on visitera pas le château et vous n'aurez pas de questionnaire à faire"
Nous rebroussons chemin
Epilogue
2 heures de route à l'aller 45 minutes au retour, nous arrivons à 15h15 au lieu de 16h prévu.
Les élèves semblent satisfaits, ils ont vu une partie du château, n'ont pas eu cours et n'ont pas bosser.
Mais les histoires ne se terminent pas toujours bien. Rongée par le remord patatedouce va voir sous-chef et lui explique notre mésaventure. Sous-chef ne plaisante pas, c'est un drame peur de représailles des parents, cette sortie est un échec.
"On en reparlera, conclue-t-il"
Aïe ! Ca pique !
Avec le dernier soupir du dernier disparu
Dernier boum d'la dernière guerre
Dernière ville sous la poussière
Et dernier espoir perdu
Ce chemin vert sous les arbustes est protégé
Par les premiers soupirs des tout premiers baisers
Premier mot d'la première heure
Première minute de bonheur
Premier serment partagé
Tu t'rappelles, on s'était couché
Sur un millier de fourmis rouges
Aucun de nous deux n'a bougé
Les fourmis rouges
Est-ce que quelque chose a changé ?
Couchons-nous sur les fourmis rouges
Pour voir si l'amour est resté
Et voir si l'un de nous deux bouge
Couchés sur les fourmis rouges
Tu n'auras jamais peur du vent qui souffle ici
Pour les scorpions te fais pas d'soucis
Les mauvais chagrins d'hier
Les orties dans les fougères
Quand on s'aime ils nous aiment aussi
Ce chemin sous les arbustes nous connaît bien
De nos tout premiers rires c'est le premier témoin
Refuge de la dernière heure
Et dernière tâche de bonheur
Aux premiers signes du destin
Tu t'rappelles on s'était couché
Sur un millier de fourmis rouges
Aucun de nous deux n'a bougé
Les fourmis rouges
Est-ce que quelque chose a changé ?
Couchons-nous sur les fourmis rouges
Pour voir si l'amour est resté
Et voir si l'un de nous deux bouge
Couchés sur les fourmis rouges
13 juin 2009
Alors chéri(e) tu montes ?
Cette installation vidéo de Marco Brambilla ("Civilization", comprenant plus de 400 clips) se trouve dans un hôtel new-yorkais. Elle accompagne les clients dans l'ascenseur.
Vous descendez ? Alors direction les Enfers.
Vous montez ? Direction le Paradis (c'est le cas ici).
Ca se regarde en plein écran.
12 juin 2009
L’histoire de grand papa versus Gordon Ramsay
du jour, je me prépare un p’tit plateau télé. Un pamplemousse épluché, quelques crevettes décortiquées, quelques germes d’alfa-alfa semées par-dessus avec un peu de vinaigre balsamique et me voici prête à végéter diététiquement devant la télé. Et là, je tente de me motiver : pour reconsolider mes bases en histoire et afin de pouvoir participer à une éventuelle discussion Chématienne le lendemain, je me convaincs de mettre France 3 pour visualiser « un village français », une série historique française au sujet de la vie d’un p’tit bled du Jura, Villeneuve, sous l’occupation allemande.
Je n’ai même pas fini la scène débutée… Un vieux réflexe juvénile et fraternel a refait surface : « c’est français donc c’est pourri ».
Je zappe.
J’ai honte.
Et là, oh bonheur, je tombe sur une chaine de la tnt qui
diffuse émission que je connais, avec Gordon Ramsay, un chef cuisinier écossais, multi-étoilé, pluri-culturalisé et hyper caustique. « Hell's Kitchen». Il va dans des restos au bord de la faillite pour les sortir de leur mouise. Et moi, ces téléréalités avec des mises en scène mélo dramatique, des cuisines dégueulasses à récurer, des engueulades et des injures qui peuvent fuser de la part de n’importe quel protagoniste : ça m’éclate ! Exactement ce qu’il me fallait pour me vider l’esprit après toutes ces copies agrémentées de trop d’ânerie !
Je sais, ce n’est pas culturellement correct…
De toutes façons là je n’ai pas le temps de disserter la dessus puisque mes tomates (trop bonnes car bien mûres puisque bio), ma mozza et mon huile d’olive importée par mes soins m’attendent pour être assemblés sur mon assiette, avec quelques graines de courge tient ! Ca ne peut qu’être bon… Et à la télé, les concourants de Pékin Express viennent de finir une étape : sera-t-elle éliminatoire ? Vite, j’y cours…






