Nouvelle rubrique pour cette année, je vous parle des films que j'ai pu voir.
Il faut bien équilibrer par rapport aux choix vétustes imposés dans « l’extrait pédagogique de la semaine ». Contrairement au Pays, je ne serai pas vexé que vous fassiez votre rubrique concurrente...J'espère même que vous exposerez vos désaccords dans la rubrique commentaires. Contrairement à Télérama, j'essaierai de ne pas dévoiler l'intrigue en 10 lignes. La Patate étant à la mode, je propose comme système d'évaluation...
Il faut bien équilibrer par rapport aux choix vétustes imposés dans « l’extrait pédagogique de la semaine ». Contrairement au Pays, je ne serai pas vexé que vous fassiez votre rubrique concurrente...J'espère même que vous exposerez vos désaccords dans la rubrique commentaires. Contrairement à Télérama, j'essaierai de ne pas dévoiler l'intrigue en 10 lignes. La Patate étant à la mode, je propose comme système d'évaluation...
1 patate: intéressant, amusant, émouvant, ce film ne laisse cependant pas un souvenir impérissable
2 patates: mérite le détour, ne laisse pas indemne en sortant
3 patates: chef d'oeuvre, marquera l'histoire du cinéma (la mienne en tout cas).
Pour le mois de janvier j'ai vu:
Agathe Cléry
Une working girl ambitieuse et raciste est victime d’une maladie qui lui rend la peau noire…Ereinté par les critiques, ce film garde pour moi toute la patte Chatillez : des répliques grinçantes, un humour caustique et des traits de société souvent bien épinglés. Dommage que la fin vire au conte de fée et au happy end un peu trop appuyé


Un barrage contre le Pacifique
Cambodge, années 1930. La veuve d’un fonctionnaire colonial tente de mettre en valeur des terres inondées qu’elle a obtenues en concession. Avec ses deux enfants, jeunes adultes, elle se bat dans la société coloniale pour obtenir des financements.
Cette adaptation du roman de Duras par un cinéaste cambodgien souffre de la lenteur et de la mise en scène trop traditionnelle. L’histoire est intéressante et montre bien les conflits entre la société cambodgienne et les autorités coloniales, sans parti pris et sans caricature.

Le portrait du Che dans sa période guérilla (1954-1959). Les combats dans la Sierra Maestra jusqu’à la prise du pouvoir par Castro.
Le film est intéressant parce qu’il éclaire une partie moins connue de sa vie, celle de la guérilla, de la manière dont elle s’organise, comment elle gagne du terrain. L’image du Che reste malgré tout proche de l’icône, justicier, fin tacticien, idéaliste. Bref, après ce film, on ne décrochera pas son portrait de notre chambre d’ado.

Il Divo
Le portrait de Giulio Andreotti, chrétien démocrate, sept fois président du Conseil italien dans les années 1970-1980.
Un portrait à charge qui montre bien tout le cynisme du personnage, capable de s’allier avec n’importe qui, pour se maintenir au pouvoir. Néanmoins, malgré les sous-titres explicatifs, le film reste obscur pour celui qui ne connaît pas les arcanes de la politique italienne. Au moins, les Italiens, comme les Américains s’intéressent à leurs politiques. On attend toujours l’équivalent en France.

Noces rebelles
Etats-Unis, années 1950.Un jeune couple s’installe avec ses deux enfants dans un magnifique pavillon de la banlieue de New York. Très vite, ils se rendent compte que la vie qu’ils mènent, est loin de celle dont ils avaient rêvée.
Un film magnifique malgré une intrigue mince. Ce film questionne les choix existentiels de chacun, les compromis permanents qu’on réalise entre aspirations profondes et envie de confort, entre l’image sociale et le désir ne plus vivre dans la société.


Frozen River
A la frontière américano-canadienne, une femme est entraînée, pour gagner un peu d’argent, dans un trafic d’immigrés clandestins. Avec l’aide d’une femme indienne, elle traverse à plusieurs reprises une rivière gelée.
Un film à la Ken Loach transposé dans un endroit habituellement peu filmé. Une histoire magnifique. Dans leur quête de survie des personnages composent avec la réalité, deviennent à leur tour des exploiteurs. Quand le quotidien révèle le meilleur et le pire…































En Chine

C’est à ce moment là que s’est joué le drame…








