


De vraies couvertures de la série Martine et des titres entierement modifiables sur ce site , c'est vraiement drôle, et tellement inutile.
Ca faisait longtemps depuis ma dernière contribution sur ce blog. Une petite remise en jambe s'impose...
Ne jamais croire que c'est perdu, ne jamais croire que c'est gagné...



Mes qualités sont donc si grandes que me voilà l’homme indispensable pour la Corse. Que répondre, sauf à courir le risque bien réel d’une disgrâce, d’une mise hors cadre ou d’une stagnation. Aucun argument légitimement avancé face à cette “mission de grande confiance, témoignage éclatant etc”. Et en plus, c’est sans doute vrai.
Si j’ai plus tard, l’occasion de régler ces comptes, il ne faudra pas oublier le faire…
Il faut donc y aller et gérer dans la hâte tous les problèmes personnels, si nombreux, que nous pose cette nomination, vis à vis des familles, de nos projets en Lozère, de nos moyens qui vont être bien ajustés. Mais ce n’est pas - et de loin - l’essentiel.
Le seul problème sérieux est que j’ai clairement conscience de partir vers une mission impossible, faite de contradictions éclatantes entre le discours public du gouvernement, les négociations plus ou moins secrètes, les intentions réelles des uns et des autres…
Officiellement, ma mission est triple: rétablir l’autorité de l’Etat, contribuer au dialogue républicain, faire avancer les dossiers économiques, sociaux et culturels.
Mais quels sont les moyens? Un préfet ne saurait véritablement actionner les machines judiciaire et policière - pour la police ,un peu sans doute, mais ce n’est pas ma tasse de thé - Cela dit, je vais m’y efforcer. Le problème est qu’il faut aussi veiller à ne pas contrarier le processus “politique” en cours avec la trêve acquise pour trois mois, attendue pour six mois supplémentaires.
En un mot, c’est le grand écart… avec les redoutables conséquences que l’on devine.
Pour les dossiers, j’ai l’impression que la volonté politique est bien hésitante. On peut le comprendre à voir les sommes déversées sur la Corse. Comment répondre à beaucoup à Paris de dire que cela suffit…Mais alors comment répondre aux attentes si impatientes de socio-professionnels de tout poil abreuvés, semble-t-il, ces derniers mois en particulier, de bonnes paroles et de semi-promesses.
En définitive, c’est cela qui me soucie le plus car je crains beaucoup cet exercice de faux-semblant.
Voilà bien vite résumées mes préoccupations du moment. je ne veux pas les exprimer trop publiquement afin de ne pas démoraliser Dominique, qui fait admirablement contre mauvaise fortune bon coeur.
Et j’ai toujours préféré “faire envie que pitié” et je tiens à partir de Versailles - ce poste somptueux que je n’ai jamais aimé - en faisant valoir l’évidente marque de confiance du président de la République et du gouvernement.
Nous partons donc.
Je m’accroche à l’idée que cela peut être pour 18 mois seulement, moyenne approximative de mes prédécesseurs. Et je vais m’efforcer de tenir chronique régulière de cette aventure, mission impossible pour la première fois de ma vie professionnelle”.
Ecrit par le préfet des Yvelines, Claude Erignac, juste après avoir appris sa nomination comme préfet de la région Corse. Février 1996.







Second Sexe : un nouveau site très digne réalisé par des femmes pour des femmes. C'est un peu comme "Elle" mais en moins sucré et en plus épicé. A suivre.
Pourquoi notre école rechigne-t-elle depuis plus de vingt ans à donner à tous le passeport indispensable de la maîtrise du français ? Pourquoi les parents ne comprennent-ils plus rien à la grammaire et aux études de textes auxquels sont aujourd' hui soumis leurs enfants ? Pour quelle raison l'enseignement de la littérature se meurt-il, au point que la fréquentation des sections littéraires des lycées est tombée à son étiage le plus bas depuis plus d'un siècle ? Il faut restaurer l'enseignement de la langue dès l'école primaire en cessant de regarder l'effort comme l'effet d'une persécution et en adaptant les méthodes aux contenus et non les contenus aux méthodes. Il faut réintroduire le terme de 'paresse' dans le vocabulaire pédagogique, d'où il a été délogé par les très compassionnel 'ennui'. On se donnera ainsi une chance d'arracher des élèves, non stimulés par leur milieu social, à leur indolence ou leur agitation et de leur faire donner toute leur mesure intellectuelle. Il faut restituer à l'émulation la juste place qu'elle mérite dans les classes.
Chagrin d'école, dans la lignée de Comme un roman, aborde la question de l'école du point de vue de l'élève, et en l'occurrence du mauvais élève. Pennac, ancien cancre lui-même, étudie cette figure du folklore populaire en lui donnant ses lettres de noblesse, en lui restituant aussi son poids d'angoisse et de douleur. Le livre mêle les souvenirs autobiographiques et les réflexions sur la pédagogie, sur les dysfonctionnements de l'institution scolaire, sur le rôle des parents et de la famille, sur le jeunisme dévastateur, sur le rôle de la télévision et des modes de communication modernes, sur la soif de savoir et d'apprendre qui, contrairement aux idées reçues, anime les jeunes d'aujourd'hui comme ceux d'hier. Avec sa verve coutumière, l'auteur de la saga des Malaussène nourrit son propos d'exemples cocasses ou touchants, de formules ciselées, et replace la notion d'amour, si farouchement controversée, au coeur de la relation pédagogique.







- Bonjour Julie, qu’est-ce que tu fais ce weekend ?
